L’effet de comparaison sociale

Un des danger des réseaux sociaux est de considérer le contenu qui y est proposé comme une retranscription fidèle de la réalité. Or, qu’il s’agisse d’amis ou à plus forte raison d’influenceurs, le contenu partagé sur les réseaux est la plupart du temps filtré et construit pour être flatteur. Tout ceci favorise la comparaison sociale. Et ceci peut favoriser l’envie, la jalousie, le ressentiment ou la dévalorisation de soi. Le contenu consulté nous ramène à notre propre situation. On peut alors se sentir moins heureux, abouti et accompli par rapport à ce que les autres nous donnent à voir.

Néanmoins, si cela se transforme en inspiration ou en admiration, cela peut alimenter la croissance personnelle. Il faut néanmoins avoir suffisamment de recul, faire preuve d’autocompassion et s’inscrire dans une démarche proactive pour tirer de tels bénéfices de l’utilisation des réseaux sociaux.

Impact sur l’image corporelle et l’estime de soi

Via l’effet de comparaison sociale que nous venons d’aborder, c’est même l’estime de soi qui peut être dégradée par l’utilisation des réseaux sociaux. Plusieurs études chez les adolescents et les adultes ont ainsi identifié une corrélation entre l’utilisation des réseaux sociaux et une faible estime de soi.

Les réseaux sociaux favoriseraient les comparaisons sociales ascendantes (le fait de se comparer à des personnes qu’on perçoit comme supérieures à nous) et généreraient des émotions négatives. Comme ce qui est partagé sur les réseaux sociaux est rarement une représentation sans filtres de la réalité, la comparaison sociale qui en découle s’appuie dès lors sur des référentiels d’évaluation inappropriés et inaccessibles.

Impact sur le sommeil

Outre les éléments cités plus haut, les réseaux sociaux peuvent aussi jouer contre nous à cause de leur influence sur notre sommeil. Certains peuvent avoir l’impression que le fait de parcourir un fil Twitter peut être source de détente avant l’endormissement. Or la recherche indique que ce type d’usage peut influencer négativement la qualité du sommeil. Et cela est d’autant plus important quand on utilise les réseaux sociaux 30 minutes avant d’aller au lit. Ce type de pratique peut même décaler l’endormissement et réduire le temps de sommeil total.

Sans surprise, tout ceci semble être à la fois lié à une excitation cognitive et émotionnelle, ainsi qu’à la lumière bleue émise par les écrans, qui bloque la sécrétion de mélatonine, une hormone importante pour la régulation du sommeil. Il est donc préférable d’éviter les écrans 30 minutes avant le coucher, surtout si ce temps d’écran est consacré à la consultation de divers réseaux sociaux.

Impact sur les relations et les compétences sociales

Grâce aux réseaux, on peut rester en contact avec des proches partout dans le monde et développer des amitiés avec bien plus de personnes au travers de communautés en ligne. En cela, tous les services qui permettent de se connecter à des individus qui partagent des centres d’intérêt communs peuvent encourager les comportements prosociaux et contribuer à notre bien-être.

En clair, les réseaux sociaux sont un mode de communication qui permet de créer des liens, et notamment d’approfondir les relations hors-ligne naissantes. Les gens qui passent plus de temps sur les réseaux sociaux ont ainsi un capital social plus important, particulièrement s’ils sont proactifs et impliqués émotionnellement. Tout ceci nécessite bien entendu de ne pas tomber dans l’excès.

Impact sur le bien-être

Plus globalement, certains travaux ont montré que l’utilisation régulière des réseaux sociaux pouvait être positivement associée au bien-être, à la santé mentale et à la santé. Même si ces outils ne peuvent représenter un vecteur suffisant pour construire des relations riches et épanouissantes, il est certain qu’ils peuvent grandement y contribuer.