Pourquoi la routine sportive d’Adele inquiète certains médecins

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Elle a brisé 5 ans de silence. Le 15 octobre dernier, Adèle a dévoilé son nouveau single « Easy on me » provoquant des records d’écoute partout dans le monde. Reine de la promotion, la chanteuse a accordé une interview réservé à l’édition britannique du magazine « Vogue » pour son grand retour. Nouvel album, divorce, amour… L’interprète de « Hello » s’est livrée à cœur ouvert. L’occasion pour la jeune femme de revenir sur sa perte de poids et des commentaires qu’elle a suscités : « Je comprends pourquoi ça a été un choc. Je comprends pourquoi certaines femmes en particulier ont été blessées. Visuellement, je représentais beaucoup de femmes. Mais je suis toujours la même personne. Les mots les plus durs à propos de mon corps étaient prononcés par d’autres femmes. J’ai été très déçue par cela. J’ai été blessée ».

Si Adèle précise que son objectif premier n’était pas de perdre du poids, mais bien de lutter contre son anxiété, la chanteuse a confié s’être tournée vers le sport de manière drastique. « Je soulève des poids le matin, puis, généralement, je marche ou je boxe l’après-midi, enfin, le soir, je fais une séance de cardio », raconte celle qui se dit aujourd’hui « accro au sport ». Une nouvelle routine sportive qui ne fait pas l’unanimité chez les médecins. Interrogé par le « New York Post », le médecin John Whyte en charge du WebMB, société américaine qui fournit des services d’information de santé, alerte sur les conséquences d’un surentraînement. « Faire de la musculation deux à trois fois par jour est beaucoup trop », explique-t-il. Des propos modérés par le Dr Elizabeth Rogers, directrice de la clinique Bupa Health basée à Londres. « Le rythme et la quantité d’exercices que nous pouvons réaliser en toute sécurité varient d’une personne à l’autre », assure-t-elle au magazine « Glamour ». Toutefois, la professionnelle tient à rappeler que si s’entraîner plusieurs fois par jour favorise la prise de muscle, il est primordial de connaître ses limites.

Interrogée sur les signes d’un surentraînement, Dr. Elizabeth Rogers évoque la lassitude, l’anxiété, le manque de motivation ou encore l’apparition de blessures. « Si vous commencez à avoir l’impression d’être dépendant d’une activité physique – ou que vous avez du mal à profiter de la vie si vous manquez une séance ou deux -, cela peut valoir la peine d’en parler à un médecin », conclut la spécialiste. Si le sport améliore considérablement la qualité de vie, il est important de savoir s’écouter afin de pratiquer une activité physique régulière et saine.